l\'indigné

Comment s’endetter ?

 

L'INDEPENDANCE

Votre indépendance met en danger le pouvoir et ceux qui le détiennent.

Tout simplement parce que des citoyens bien éduqués, lucides et observateurs mettent les autorités face à leurs promesses et à leurs responsabilités. Il est dans l'intérêt du politicien que les gens soient abêtis, calmes, distraits par des célébrités... et dépendants des programmes gouvernementaux

 

Tout ça fait partie du système établi.

C'est pour cette raison que des politiciens en disgrâce, empêtrés dans des scandales et avec un historique peu reluisant continuent de siéger à de hautes fonctions de l'Etat.

C'est pour cette raison aussi que des banquiers qui ont mené leur établissement au bord de la faillite continuent de toucher des bonus mirobolants, bien au chaud dans leur bureau luxueux.

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Je vous transmets le texte, cela peut servir de groupe de réflexion

 

Pourquoi parler de crise ?

Posted on 22 avril 2012 by risc

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes.

 

Ce discours se décline de différentes manières selon qu’on désigne les traders comme seuls responsables ou qu’on dénonce la partialité des agences de notation, ce qui revient à accuser le thermomètre en cas de fièvre. Mais par-dessus tout, « c’est la faute à la finance et à l’endettement », ou comment confondre la maladie et le symptôme.

 

Or, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

 

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. Les causes les plus profondes de la crise actuelle ne sont à rechercher ni du côté de la spéculation, ni du côté de l’endettement. Les achoppements financiers récents : crise des subprimes, crise de la dette, krachs boursiers à répétition, rôle des agences de notation, menace de faillite des États…tout cela est avant tout l’expression d’une crise du capitalisme lui-même.

 

Les accords de Bâle et la gestion des risques bancaires

 

Outre le ratio de cooke, la réglementation de Bâle I apporte en plus des précisions sur la qualité des fonds propres exigés pour la couverture en distinguant trois types de fonds propres:

 

l         les fonds propres de base appelé Tiers one qui consiste en la partie jugée la plus solide des capitaux propres, sur les engagements de crédit. Cette partie comprend: le capital social, les résultats mis en réserve et les intérêts minoritaires dans les filiales consolidées, Le minimum requis selon les accords de Bâle I est de 2%.
 les fonds propres complémentaires  (Tiers 2): les titres hybrides à durée indéterminée, les dettes ayant une durée initiale supérieure à 5 ans.

l         les fonds propres surcomplémentaires recouvrent tout ce qui n’appartient pas aux deux premières catégories.

 

Noire Finance - Arte

Peut-on encore arrêter la finance folle ? Une enquête magistrale au coeur d'un capitalisme financier que plus personne ne maîtrise, et qui a plongé le monde dans de graves turbulences.

Dans ce premier volet, les auteurs remontent au fameux jeudi noir d'octobre 1929 à Wall Street, pour montrer comment une crise boursière se transforme en crise bancaire, qui elle-même se développe en crise économique mondiale. Des "barons voleurs" d'hier aux golden boys des années Tapie, des accords de Bretton Woods à la création de l'euro, il retrace ensuite les différentes étapes qui ont conduit à la libéralisation des flux financiers. Assurances, produits dérivés, fonds spéculatifs (hedge funds)... : les dispositifs techniques se succèdent pour accroître les profits, augmentant toujours plus le risque et la fraude systémiques.

 

Pourquoi faut-il donner de l'argent public aux banques privées en faillite ? C'est par cette question sans ambiguïté que s'ouvre ce passionnant documentaire qui, pendant plus de deux heures, nous entraîne dans les arcanes d'un système financier devenu incontrôlable. Y répondre n'était pas gagné d'avance, tant est opaque l'univers de la finance. Mais Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi (déjà coauteurs pour ARTE de Série noire au Crédit Lyonnais et de ELF : les chasses au trésor) nous ont habitués depuis longtemps à traiter sous une forme accessible des dossiers complexes. Noire finance s'inscrit dans cette veine : un montage très éclairant de propos de spécialistes, émaillé de scènes d'animation, retrace l'histoire politique des déréglementations qui ont abouti à la financiarisation de l'économie mondiale, au profit d'une péculation criminelle.

 

Accrochez-vous, c'est à une véritable leçon d'économie appliquée que nous convient ce soir Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi. Pas de panique, il n'y a pas d'interro écrite demain. En matière d'enquêtes fleuves traitant sous une forme accessible des dossiers complexes, le tandem n'en est pas à son coup d'essai.

 

Noire Finance se décline en deux volets qui peuvent être vus indépendamment l'un de l'autre. Le premier, intitulé La Grande Pompe à phynances (1) , est un véritable cours d'histoire politique retraçant, depuis la crise de 1929, les différentes étapes des déréglementations qui ont conduit à la financiarisation de l'économie mondiale. Incontournable pour tous les élèves de terminales ES, les étudiants en sciences économiques et d'une manière générale tous ceux que l'évolution de l'économie mondiale intéresse. Le second volet, Le Bal des vautours, est centré sur la décennie écoulée et montre comment les logiques boursières ont mené le monde à la crise actuelle.

 

On ressort un peu suffoqué de cette plongée au coeur du capitalisme financier mais aussi avec la nette impression d'avoir mieux saisi les mécanismes de cette « noire finance » et la nécessité politique de mettre fin à ces dérives. Tout l'intérêt de cette enquête tient à sa grande pédagogie — même si elle induit quelques longueurs — et à la qualité de ces intervenants. Seul bémol, on regrette le choix des interlocuteurs, uniquement français ou allemands (pas de risque d'oublier qu'on est sur Arte), et celui du propos strictement circonscrit aux Etats-Unis, à la France et à l'Allemagne, comme si le reste du monde n'était ni concerné ni partie prenante de cette crise.

Critique d'Olivier Milot pour Télérama.fr

 

La grande pompe à phynances   Pourquoi faut-il renflouer les banques quand les entreprises ferment, quand l'euro est attaqué, et quand l'Etat croule sous les dettes ? En déroulant le fil de cette question, «Noire Finance» retrace le processus qui a abouti à la financiarisation de l'économie mondiale sur fond de déréglementation. L'exemple du krach boursier de 1929 illustre le développement d'une crise, au départ boursière, en crise bancaire, puis en catastrophe mondiale. Quelles leçons doit-on en retirer ? Au fil des décennies suivantes, quel rôle les hedge funds, les produits dérivés et autres créations aventureuses ont-ils joué dans l'épreuve que traverse l'économie mondiale ?

 

Le bal des vautours   Au cours des années 1980 et suivantes, l'essoufflement des moteurs de croissance a suscité le développement d'une économie du crédit. Lorsque le monde de la finance a ouvert les yeux sur l'irréalité des subprimes, en 2008, le système a commencé à s'effondrer sur lui-même. A la garantie interbancaire a dû se substituer la garantie des Etats, dont la dette, devenue abyssale, a miné la crédibilité, poussant certains d'entre eux au bord de la rupture. Comment banquiers et hommes d'Etat ont-ils réagi à la succession d'ébranlements survenus depuis 2008, dont l'économie mondiale ne se remet pas ?

 

(1) La pompe à phynance est aussi le titre d'un blog décapant de l'économiste Frédéric Lordon hébergé par le site du Monde diplomatique.


Noire Finance 1/2 La Grande Pompe A Phynances documentaire ...

 Noire Finance 2/2 Le Bal Des Vautours documentaire ARTE ...

 

  

 

Evolution du métier de la banque et Bale II

 

 

n       Avec la déréglementation du marché financier qui a eu lieu dans les années 80, impulsé aux Etats-Unis, le métier de la banque a changé puisque subsiste en même temps la branche commerciale qui est responsable des activités de dépôts et de crédits et la branche d’investissement qui s’occupe d’investir, de spéculer en actions et en produits dérivés (futures, options, credit derivatives, etc.). Ce dernier a par ailleurs permis l’explosion de la partie Hors bilan de l’actif bancaire car les produits dérivés qui sont des produits à terme, n’arrivant à échéance que dans le futur, n’ont pas de valeur monétaire certaines dans le présent et par conséquent ne devront pas être inscrite au bilan.

 

n       Suite aux crises financières des années 80-90, en plus des risques de crédit mal évalués par les pondération de Bale I, le Comité de Bâle a proposé en 2004 un nouvel ensemble de recommandations, appelé Bale II, au terme duquel a été définie une mesure plus pertinente du risque de crédit, avec en particulier la prise en compte de la qualité de l'emprunteur, et auquel on a ajouté deux risques:

l        le risque de marché : qui correspondent aux pertes provoquées par une évolution défavorable des prix ou des paramètres du marché et

l        le risque opérationnel : qui sont des risques de perte résultant de processus interne défaillant ( faute, erreur ou fraude personnel) ou d’événements externes ( inondations, tremblements de terres, attaques terroristes, etc.).

 

n        

Limites de Bale II

Avant l’instauration de l’accord de Bale II en 2004, les critiques se sont faites entendre et se sont confirmées par la suite sur un point crucial : l’ « Effet procyclique » de la réglementation.

 

            Le capital réglementaire exigé suit les phases de cycles économiques. En période d’expansion, les risques de crédit sont plus faibles à cause de l’amélioration de la solvabilité des emprunteurs. Les niveaux de fonds propres des banques sont à leur minimum. À contrario, en phase de récession, les notes de solvabilité des emprunteurs se dégradent obligeant les banques à fournir plus de fonds propres pour couvrir leurs risques. Or, dans des conditions économiques difficiles, les investisseurs réclament une prime de risque plus élevée poussant à l’accroissement des coûts des fonds propres. Il devient alors plus difficile pour une banque de lever de la liquidité sur le marché, ce qui le contraint à réduire ses activités de prêts c’est ce qu’on appelle le phénomène de « credit crunch », affaiblissant dans la même occasion la croissance économique.

 

Bale I, II et III ne surveillent que les fraudes concernants les particuliers, oubliants que les trois quarts des " fraudes", évasions fiscales, et délits d'initiés sont faits par des entreprises qui cherchent la maximisation des profits dans des paradis fiscaux

 

Les normes de Bale I, II et III ( pourtant légère)  ne s'appliquent que pour les banques françaises et européenne, lors que les banques américaines a l'image de Goldman Sachs sont épargnés pourtant à l'origine de la propagation de la crise

 

Enfin, les institutions bancaires peuvent réduire artificiellement leur bilan, afin de diminuer le poids des fonds propres des titres toxiques en le vendant à des Brokers et ainsi continuer a spéculer sur le marché. Ce sont des points à l'origine de la crise des subprimes.

 

 

La SEC : « Voleurs pour attraper des voleurs »

 

 

Si votre banque vous "pousse" un produit, c'est qu'il lui fait gagner de l'argent à elle. C'est SON intérêt d'abord, pas le vôtre.

 

Il y a donc un piège.

 

 

La dernière étude d'Ernst&Young indique qu'en France, moins d'un client sur trois fait réellement confiance à sa banque.

Avec raison.

Parce que l'un des placements "favoris" de votre banquier -- celui qu'il ne manque pas de vous proposer quand vous venez lui parler de votre situation financière... -- est parfaitement toxique pour votre argent.

Ah, il rapporte beaucoup à votre banque, c'est certain. Mais à vous ?

Que contient précisément ce placement qui vous sert un rendement légèrement supérieur à celui du Livret A ?

Des obligations... et notamment celles qui sont émises par votre banque elle-même. Car il faut bien comprendre le mécanisme qui permet à votre banque de fonctionner.Votre banque prête en effet vos dépôts... et même bien plus que vos dépôts puisque lorsque vous déposez 1 euro, elle a le droit de prêter 9 euros. Par ailleurs, votre banque prête de l'argent qu'elle "achète" sur les marchés : là, de la même façon, pour 1 euro emprunté elle peut en prêter 9. Pour "acheter" cet argent, elle émet une obligation bancaire, un prêt. Cette obligation est rémunérée et c'est très exactement cela qui est mis dans le placement si chaudement recommandé par votre conseiller.Or si jamais votre banque est en difficulté, elle ne remboursera pas ce placement et votre argent partira en fumée.

Surtout, ne pensez pas qu'il s'agit-là de pure fiction. Le danger est bien réel.

Les banques n'ont pas suffisamment de fonds propres si la conjoncture économique se détériore : lorsque l'économie va mal, de plus en plus de gens ont du mal à rembourser leurs prêts... Or les banques opèrent avec un effet de levier gigantesque. L'effet de levier est la somme des prêts qu'elles ont accordés, comparés à l'argent qu'elles ont mis de côté pour parer à la casse : les fonds propres qui leur appartiennent réellement.

Pour les grandes banques françaises, cet effet de levier va de 26,6 à 38,3. Cela veut dire que si 2,6% des prêts qu'elles ont accordés n'étaient pas remboursés, elles seraient en faillite. Et si elles sont en faillite, elles ne peuvent pas rembourser leurs propres emprunts, l'argent que VOUS leur avez prêté.

Mais ce n'est pas tout.

Regardez le graphique ci-dessous. Il compare les bilans des six plus grosses banques françaises -- c'est-à-dire leurs engagements, leurs actifs et ce qu'elles prêtent... -- avec la taille de l'économie française

C'est vraiment édifiant.

Actif total des 6 premières banques françaises

 

 

On arrive à plus de 7 000 milliards d'euros d'engagements au total pour nos grandes banques.

 

Le PIB français était de 1 800 milliards d'euros en 2012 : les banques françaises jonglent donc actuellement avec des montants représentant près de quatre fois le PIB national !

 

... Et ne vous y trompez pas : c'est votre argent qui sert de nantissement à ces engagements si astronomiques qu'ils en deviennent littéralement irréels.

 

C'est bien simple : sur la liste officielle établie par le G20 et compilant les 28 banques les plus risquées au monde... pas moins de quatre sont françaises.

  

Les banques qui vous font ces promesses très alléchantes espèrent capter votre argent car elles ont un besoin désespéré de liquidités. Ce n'est pas bon signe -- et ces placements sont à éviter à tout prix.

 

 

Beaucoup d'encre coule actuellement sur l'inflation, la déflation, un possible changement de politique monétaire de la Banque centrale ; la nouvelle trouvaille de Christine Lagarde -- mère de la "croissance négative" -- est la "basse-flation". Pour la combattre, il faut obliger les banques à prêter, dit-elle.

 

 

Ce système survit exactement comme la médecine sous Molière : en rendant les choses incompréhensibles donc mystérieuses

 

Tout ceci est le résultat d'un système monétaire et financier corrompu sous-tendu par des postulats faux. Ce système survit exactement comme la médecine sous Molière : en rendant les choses incompréhensibles donc mystérieuses, en jargonnant, en enfumant.
Ses victimes penaudes et muettes n'osent avouer leur incompréhension.

 

 

La monnaie
Avant, la monnaie était une marchandise, métallique, en général or ou argent. Pour commercer, échanger, il fallait avoir de cette marchandise. Les déséquilibres étaient donc limités et la question de la monnaie forte ou faible ne se posait pas.

 

 

Maintenant, la monnaie est une reconnaissance de dette, une inscription dans une mémoire d'ordinateur. Lorsque quelqu'un dépense, vous ne savez pas s'il a véritablement les moyens de dépenser (il a déjà gagné l'argent) ou bien s'il dépense à crédit (il n'a pas l'argent ; il espère, peut-être, l'avoir un jour).

 

 

Les réserves monétaires
Avant, les réserves monétaires d'un pays étaient de l'or ou de l'argent. Lorsque les caisses étaient vides, les prêteurs se méfiaient. Les dirigeants de ce pays devaient alors taxer pour lever l'impôt et remplir les caisses du Trésor avant de s'engager dans des grands projets coûteux. L'autre solution consistait à faire une guerre en expliquant à des mercenaires qu'ils se paieraient sur les pillages.

 

 

Maintenant, les réserves monétaires sont des prêts, des reconnaissances de dettes (des obligations souveraines) de grands pays supposés infaillibles avec lesquels le pays détenteur de réserves commerce.

 

 

Les prêts
Avant, la banque prêtait une partie des dépôts de ses clients. Ses clients étaient des riches qui entendaient faire fructifier l'argent dont ils n'avaient pas immédiatement besoin. Le banquier mettait de l'argent (son propre argent) de côté au cas où un prêt ne serait pas remboursé pour pouvoir rembourser son déposant. Manquer à une telle obligation ne serait-ce qu'une fois mettait la banque en faillite. Les prêts étaient réservés à l'investissement. On disait que "les dépôts font les crédits".

 

 

Dès qu'une banque devient trop grosse, elle ne peut pas faire faillite. Comme on a obligé tout le monde à avoir un compte bancaire, cela ferait trop de victimes

 

Maintenant, la banque prête les dépôts de ses clients mais aussi de l'argent qui n'existe pas. On dit que "les crédits font les dépôts". Si un prêt est accordé, l'argent -- qui n'existait pas -- est créé au crédit du compte de l'emprunteur. La réglementation impose aux banques de mettre de côté en fonds propres 3% du montant des prêts qu'elles accordent et au minimum 1% des dépôts qu'elles reçoivent doit être mis à la banque centrale. Ce sont les réserves obligatoires. Dès qu'une banque devient trop grosse, elle ne peut pas faire faillite. Comme on a obligé tout le monde à avoir un compte bancaire, cela ferait trop de victimes.

 

 

Les banques peuvent accorder des crédits à la consommation -- ce qui fait croire aux gens qu'ils sont riches puisqu'ils peuvent consommer de l'argent qu'ils n'ont pas gagné. Les banques n'assument pas leurs risques puisqu'elles peuvent revendre leurs prêts (la titrisation) à des fonds et à des investisseurs institutionnels (votre compagnie d'assurance vie, par exemple).

 

 

Le vrai argent -- les dépôts provenant de l'épargne, ce qui a été légitimement acquis grâce a du travail et de l'épargne antérieurs -- ne se distingue plus de l'argent qui n'existe pas, les dépôts créés par le crédit. L'expansion du crédit est identifiée à de la croissance : plus on dépense, mieux c'est.

 

 

Les banques centrales
Avant, les banques centrales n'existaient pas.

 

Maintenant, comme les banques commerciales prêtent de l'argent qui n'existe pas, il faut une banque centrale pour contrôler combien les banques prêtent. La banque centrale fixe le taux directeur qui permet de contrôler le niveau possible de création du crédit. Plus il est élevé, plus le crédit devient cher. Plus il est faible, plus le crédit devient bon marché. La banque centrale sait toujours quel est le bon niveau. Ne me demandez pas comment elle le sait mais elle le sait.

 

 

Les économistes
Avant, les économistes étaient rares. Deux ou trois par siècle et encore.

 

Mais comment contredire des gens qui assènent comme des vérités des croyances mystérieuses et occultes ?

 

Maintenant, les économistes sont partout et ont des idées sur tout. Comme les médecins de Molière, personne ne comprend réellement ce qu'ils racontent, leurs diagnostics sont étranges et leurs résultats ne sont pas vraiment probants, voire nuisibles. Mais comment contredire des gens qui assènent comme des vérités des croyances mystérieuses et occultes ?

 

 

▪ Les crises
Avant, il y eut 19 crises monétaires et financières en 325 ans, soit une crise tous les 17 ans.

 

Maintenant, on décompte 27 crises en 43 ans, soit plus d'une crise tous les deux ans.

 

 

Avant, c'était quand ?
Avant, c'était avant 1971 et l'abandon du système du Gold Exchange Standard, remplaçant de l'étalon or lui-même abandonné en 1931.

 

 

"Avant, c'était mieux" est en général un discours de fossile inadapté. Mais quand les crises se multiplient, les fossiles inadaptés peuvent se poser des questions. D'autant plus que les victimes sont de plus en plus nombreuses et jeunes. Certains économistes préconisent toujours plus de régulateurs. Lorsqu'une machine fonctionne mal, pourquoi vouloir lui rajouter de multiples sécurités ?

 

Les banques commerciales prêtent moins car on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif. L'économie n'a plus soif de crédit car il y en a trop. L'expansion du crédit ne garantit pas la croissance des activités rentables. Nul besoin de mots compliqués pour le comprendre.

 

      

 

 

 

 

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Comment s’endetter ? - Citizen Khane

 



12/04/2014
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